[Relique/ Relic ID # 655-1491]

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Relique # 655-1491

Classification: Relique de première classe

Source: Maison mère des Sœurs Grises, Université Concordia, Montréal, Québec.

Description: Tibia partiel nécrotique momifié de sainte Marguerite d’Youville (15 octobre 1701– 23 décembre 1771), canadienne-française

*Consultez la Galerie Photo pour des images en lien avec l’artefact.

Enquête biologique/légiste: Présence importante de CuSO4 (sulfate de cuivre) dans la moelle et tissu osseux compacté, indiquant une possible utilisation d’engrais chimiques dans la zone géographique ou ingestion par d’autres moyens. Traces de lésions vasculaires causées par le CuSO4 ayant mené à la nécrose de la chair et des os. Parmi d’autres causes possibles, il y a le diabète en stade avancé. Condition résultante : Ostéomyélite entraînant la mort du tissu in vivo.

Détails: CuSO4 11/06/13 | Sol. sat. 10% | Date d’achèvement 11/07/13 | WFH | suspension liquide protocellule en polyèdre1 : trapézoèdre carré

Commentaires: Sainte Marie-Marguerite d’Youville a fondé l’ordre religieux des Sœurs de la Charité de Montréal, connues sous le nom des Sœurs Grises de Montréal. Béatifiées par le Pape Jean XXIII, 1959. Canonisées par le Pape Jean-Paul II, 1990. Résidence étudiante des Sœurs Grises de l’Université Concordia, anciennement maison mère des Sœurs Grises, conçue par l’architecte de renom, Victor Bourgeau, octobre 1901, classé site historique, 1976. Achetée par l’Université Concordia, 2007. Demeure site protégé, aucune modification intérieure permise.

Histoire commune: Marguerite d’Youville a marié François d’Youville, un contrebandier qui vendait des spiritueux illégalement aux peuples autochtones en échange de fourrures, et qui quittait souvent leur domicile pour de longues périodes. À l’âge de 30 ans, Marguerite s’est retrouvée veuve, elle avait perdu son père et quatre de ses six enfants. Ses deux fils survivants étaient dans la prêtrise. Avec trois autres femmes, elle a fondé en 1737 une association religieuse pour offrir un domicile aux pauvres de Montréal. Leur initiative allait à l’encontre des conventions sociales de l’époque et d’Youville et ses collègues ont été ridiculisées par amis, familles et même par les pauvres qu’elles aidaient. Elles ont été surnommées « les grises », signifiant « les femmes grises », mais aussi « femmes sales et saoules » en référence au défunt mari d’Youville. En 1744, l’association est devenue un ordre religieux avec des règlements et une communauté. En 1747, on leur a octroyé une charte pour opérer l’Hôpital général de Montréal. À cette époque, l’ordre était connu sous le nom « Sœurs Grises de Montréal » d’après le surnom qui leur avait été donné quelques années auparavant pour les ridiculiser. Lorsque l’ordre s’est propagé dans d’autres villes, on l’a nommé simplement « Les Soeurs Grises ». Marguerite d’Youville est décédée en 1771 à l’Hôpital général. En 1961, un sanctuaire a été construit dans sa ville d’origine de Varennes, une banlieue de Montréal.

Conclusions: Des tests biologiques sur l’échantillon de la relique ont démontré que sainte Marie-Marguerite d’Youville a ingéré du sulfate de cuivre, un pesticide d’origine minérale servant à éliminer les escargots, qui lorsqu’ingéré en grande quantité cause la mort des cellules internes. Ceci, combiné avec une possible condition diabétique, a causé une nécrose localisée du tibia gauche, ce qui fait que sainte Marie-Marguerite d’Youville est décédée suite à des complications d’une gangrène sous son genou gauche.

Des motifs politiques et religieux ont empêché la reconnaissance publique de cette relique. Elle contredit la croyance religieuse populaire que la chair des saints est intrinsèquement ‘incorruptible’ (ce qui insinue qu’elle ne pourrit pas, même si elle est exhumée plusieurs années après la mort). Il se peut que ce soit pour cette raison qu’historiquement la relique n’ait pas été incluse dans les accoutrements du sanctuaire officiel et qu’elle ait longtemps été discrètement entreposée dans la maison mère des Sœurs Grises. La cristallisation du sulfate de cuivre sur les tissus momifiés et nécrotiques du tibia en fait un artefact attirant, mais prouve que la corruption de la chair dans l’artefact pourrait entraîner la dévaluation de la propriété historique qui appartient aujourd’hui à l’Université Concordia.

Implications scientifiques du spécimen de relique: En tant que spécimen biologique appartenant à un certain contexte historique et géographique, l’extraction de tissu, l’examen et les tests ont mené à des bio-données pertinentes à leur contexte culturel. Les hypothèses théoriques, basées sur de solides raisonnements et des données précises au sujet des effets des pesticides d’origine minérale sur la santé des os sont soutenues par de la recherche en laboratoire sur le spécimen. Cette pertinence par rapport à l’usage contemporain des terres agricoles, de la consommation humaine et de la santé physiologique au Québec justifie des recherches plus poussées. Des études et des expériences utilisant des agents neutralisants (tel que le tétraborate de disodium) et de la restructuration de collagène électro-traité pourraient mener à une future cure non invasive in vivo de la gangrène et à la régénération des os. Après de nouvelles recherches, des recommandations seront soumises à Santé Canada à l’égard des nombreuses pratiques biotechnologiques et bioalimentaires du Québec et des normes sanitaires de la province.

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Relic ID # 655-1491

Classification: First class relic

Source: Grey Nuns Motherhouse, Concordia University, Montréal, Québec.

Description: Mummified necrotic partial tibia of Saint Marguerite d’Youville (October 15, 1701 – December 23, 1771), Fr. Canadian

*Please see the Photo Gallery for correlating images of the artifact.

Biological/Forensic Inquiry: Significant presence of CuSO4 (cupric sulfate) in marrow and compacted bone tissue, indicating possible use of chemical fertilizers in geographical area or ingestion through other means. Indications of vascular injury from CuSO4 leading to necrosis of the flesh/bone. Other possible causes include late-stage diabetes. Resulting pathology: Osteomyelitis leading to in vivo tissue death.

Details: CuSO4 11/06/13 | Sat. sol. 10% | D. O. C. 11/07/13 | WFH | protocell liquid suspension in polyhedron1: square trapezohedron

Comments: St Marie-Marguerite d’Youville was founder of the religious Order of Sisters of Charity of Montreal, commonly known as the Grey Nuns of Montreal/ Soeurs grises. Beatified by Pope John XXIII, 1959. Canonized by Pope John-Paul II, 1990. Grey Nuns (student) Residence of Concordia University, formerly Grey Nuns Motherhouse designed by renowned architect Victor Bourgeau, October 1901, classified as an historic site, 1976. Acquired by Concordia University, 2007. Remains a protected site, no interior modifications allowed.

Common history: Marguerite d’Youville married François d’Youville, a bootlegger who sold liquor illegally to indigenous peoples in exchange for furs, and who frequently left home for long periods. By age 30, Marguerite was widowed, suffered the loss of her father and four of her six children. With her two surviving sons in the priesthood, she founded a religious association with three other women, to provide a home for Montréal’s poor in 1737. As their actions went against social conventions of the day, d’Youville and colleagues were mocked by friends, relatives and even by the poor they helped. They were dubbed “les grises”, meaning “the grey women” but also meaning “the filthy, drunken women” in reference to d’Youville’s late husband. By 1744, the association had become a religious order with a rule and a formal community. They were in 1747 granted a charter to operate the General Hospital of Montréal. By this time, the order was commonly known as “Grey Nuns of Montréal” after the nickname given to the nuns in ridicule years earlier. As the order expanded to other cities, it became known simply as “Grey Nuns”. Marguerite d’Youville died 1771 at the General Hospital. In 1961, a shrine was built in her birthplace of Varennes, an off-island suburb of Montréal.

Conclusions: Biological testing on the relic sample has shown that St Marie-Marguerite d’Youville ingested the mineral pesticide copper sulfate (commonly used to eliminate snails), which in large accumulations causes internal cell death. This in combination with a possible diabetic condition led to localized necrosis in the left tibia, meaning St Marie-Marguerite d’Youville perished from complications of gangrene in her middle left leg below the knee.

Political and religious implications have previously prevented the relic from being publicly recognized. The relic contradicts popular religious belief that the flesh of saints is inherently ‘incorrupt’ (meaning that it will not rot, even if exhumed many years after death). It may be for this reason that the relic has historically not been included in the accoutrements of the official shrine but was long held quietly in storage in the Grey Nuns Motherhouse. The crystallization of the copper sulfate on the mummified and necrotic tissues of the tibia makes it an attractive artifact, yet proof of corruption of the flesh in the artifact may extend to a devaluation of the historic property now owned by Concordia University.

Scientific implications of the relic specimen: As a biological specimen specific to a certain historical and geographical context, tissue extraction, examination and testing has lead to bio-data relevant to its cultural context. Laboratory research on the specimen supports theoretical hypotheses, based on sound reasoning and accurate data, around the effects of mineral pesticides on osteo health. This relevance to contemporary land use, human consumption and physiological health in Québec warrants further research. Studies and experiments utilizing neutralizing agents (such as Disodium Tetraborate) and technologically-based electrocollagen restructuring could lead to a future noninvasive in vivo cure for gangrene, and bone regeneration. Following further research, recommendations will be submitted to Health Canada with regards to Quebec’s numerous biotech and bio-food industry practices and Québec’s health standards.

Last seen: In protected care 45°29′30″N 73°37′00″W / 45.491667°N

UPDATE 12/04/2014: Following contact with the Hexagram research facility from authorities at St Joseph’s Oratory, our researchers were notified of the specimen’s whereabouts and a pick up was requested. Two of our research team members met with security in the Sacristy of the Oratory to receive the specimen object. Initially some administrative confusion nearly resulted in our research team members leaving with a tissue sample of Saint André, that had also been scheduled for pick up the same day and intended for delivery to Gatineau. Once the true specimen was located, Oratory security informed our researchers that the “bone” was believed to have been stolen from The Maude Abbott Medical Museum Osler Collection at McGill University.

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